Klaus Barbie, qui était « le boucher de Lyon »?

A l’occasion de la fin de l’exposition dossier du Mémorial de la Shoah intitulée « Le procès Barbie, Lyon 1987 » qui se termine le 15 octobre prochain, je vous propose de découvrir ou redécouvrir qui était Klaus Barbie surnommé « le boucher de Lyon ».

Nikolaus Barbie, dit Klaus Barbie est né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg (1). Après l’obtention de son Abitur(2) à l’âge de vingt ans en 1933 – l’année même à laquelle Adolf Hitler est nommé Chancelier – il adhère aux Hitlerjugend(3). Pour le jeune Klaus c’est une révélation ; il est convaincu par cette idéologie, ce qui le conduit à être admis à la SS à seulement 22 ans. Il commence donc à travailler dans les rangs de la SS en 1935 au service du Sicherheitsdienst(4) qui deviendra le service de renseignements du Troisième Reich par un décret en date du 11 novembre 1938. Courant 1935, il suit une formation d’enquêteur au quartier général de la police de l’Alexanderplaz. Il est ensuite nommé quelques semaines à la brigade criminelle avant d’être en poste à la brigade des mœurs. Muté à Düsseldorf en 1936, il passe l’année suivante à l’école du SD. En 1937, il suit un cours d’officier. En avril 1933, les listes du NSDAP(5) étant clôturées, ce n’est qu’à leur réouverture en 1937 que Klaus Barbie adhère au parti. En fin d’année 1938, Klaus Barbie effectue son service militaire sur une durée de trois mois au 39eRégiment d’infanterie avant de poursuivre sa formation d’officier. Le 20 avril 1940, sa carrière d’officier SS débute réellement : il est nommé SS-Untersturmführer(6). A la même période, il épouse Régine Willms dont il aura deux enfants et avec qui il restera marié toute sa vie. Elle aussi est membre du parti nazi depuis 1937 et travaille dans une crèche de l’association des femmes nazies.

En peu de temps, Klaus Barbie se fait repérer par les chefs nazis. En effet il est aimable avec ses collègues, détestable au possible avec le reste de l’humanité. Il fait du bon travail selon ses supérieurs, ce qui lui vaut être envoyé au Pays-Bas après leur invasion en 1940, au sein d’un détachement de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei und Sicherheitsdienst)(7) à la section VI(8) chargée de la préparation du débarquement en Grande-Bretagne. Il est muté à la section IV appelée communément Gestapo avant même que l’opération de débarquement en Grande-Bretagne soit annulée. Dans le cadre de sa nouvelle affectation, d’abord à La Haye puis à Amsterdam, il a comme mission de poursuivre et rafler des juifs, des francs-maçons et des émigrés allemands. Son « travail » est tellement efficace selon ses supérieurs qu’en octobre 1940, il est promu SS-Obersturmführer(9), pour avoir été l’un des officiers les plus énergiques dans l’assaut du ghetto juif d’Amsterdam et pour avoir commandé des pelotons d’exécution. Klaus Barbie est alors décoré de la Eisernes Kreuz II.Klasse(10)le 20 avril 1941 soit un an après avoir été nommé SS-Untersturmführer(6).

Ensuite, il semblerait qu’il ait été envoyé en URSS de l’été 1941 au printemps 1942, dans un commando spécial de la Sipo-SD(7) chargé de la lutte contre les partisans sur les arrières de l’armée allemande. Il y aurait notamment effectué un stage de parachutiste mais ce n’est pas mentionné dans son état de service.

Au printemps 1942, bien noté, Klaus Barbie continue son ascension dans hiérarchie SS, parlant Français il est donc nommé chef de la sécurité à Gex, sous-préfecture de l’Ain en France, à proximité de la frontière suisse où une mission délicate l’attend : il doit enlever Alexander Foote, un agent secret travaillant pour l’URSS à Genève. Lorsque Barbie parvient à soudoyer le chef d’un poste de la garde-frontière suisse et à s’introduire en Suisse par le poste de Prévessin-Moëns, Alexander Foote a déjà disparu.

En juin 1942, Klaus Barbie prend ses fonctions au Kommando der Sipo-SD(7) (KDS) de Dijon où sa mission est de surveiller des douaniers allemands et, à partir de juillet 1942, il est  en poste au casino de Charbonnières-les-Bains dans les faubourgs de Lyon où, avec une partie du commando DONAR, il est chargé de détecter les radios clandestines.

Après l’invasion de la Zone Libre en France par les Allemands le 11 novembre 1942, Barbie est affecté au KDS de Lyon sous la direction de Rolf Müller. Il est dirigé par Fritz Hollert du début à l’été 43, puis passe sous les ordres de Werner Knab. A ce moment là il prend le commandement de la section IV(11).

C’est en février 1943 que Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo(12) de la région lyonnaise, il est le troisième officier de la hiérarchie, au sein du KDS de Lyon. De nombreux résistants sont torturés puis exécutés sous ses ordres. Il a également son actif, et à la demande de Joachim von Ribbentrop(13), en août 1943, l’arrestation d’Albert Lebrun et André François-Poncet en Isère. 

C’est là que Klaus Barbie est surnommé « le boucher de Lyon », donnant l’ordre d’exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de juifs à Drancy(14) avant d’envoyer des milliers d’innocents à Auschwitz(15). Parmi ses victimes, se trouvent les 84 personnes raflées le 9 février 1943 au siège de l’UGIF(16), de la rue Sainte-Catherine à Lyon, mais aussi les 44 enfants d’Izieu raflés le 6 avril 1944(17). 

Le 11 août de la même année,  fort de son influence, Barbie réussit à faire partir directement de Lyon pour Auschwitz l’ultime convoi de déportés avec 650 personnes dont 342 non-juifs et 308 juifs. 

Au cours du premier semestre de l’année 1944, Barbie dirige également le commando de la Sipo-SD(7) qui accompagne les troupes de répression des maquis, notamment dans l’Ain et le Jura : il torture, tue ou fait tuer de nombreux villageois qui auraient soutenu les maquisards.

Klaus Barbie se montre également très actif du côté savoyard de la frontière franco-suisse, lieu de passage de clandestins vers la Suisse. Accompagné de son interprète Gottlieb Fuchs, il y conduit des interrogatoires accompagnés d’actes de torture à l’hôtel Pax d’Annemasse en Haute-Savoie.

Klaus Barbie se trouve le 5 septembre 1944 dans les Vosges : sa présence est attestée à Bruyères avec de nombreux membres de la Sipo-SD(7) de Lyon dont le SS-Obersturmbannführer(18)Werner Knab, et certains sous-officiers qui feront partie du réseau qui prendra la fuite pour l’Amérique du Sud après guerre. Le 8 septembre, Barbie se rend à Rehaupal avec l’objectif de localiser un maquis.

Le SS-Sturmbannführer(19Wanninger recommande Klaus Barbie pour une promotion au grade de SS-Hauptsturmführer(20)pour la qualité de son travail, encore et toujours selon ses supérieursLe Reichsführer-SSHeinrich Himmler a exprimé sa gratitude à Barbie dans une lettre personnelle qui le félicitait pour la qualité de son travail dans la recherche des criminels et la lutte contre la Résistance. Barbie est un officier sur lequel on peut compter aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan idéologique. Depuis sa formation et son emploi au sein du SD, Barbie a mené une carrière assidue en tant que directeur d’un service supérieur et, s’il n’y a pas d’objection, il est recommandé qu’il soit promu SS-Hauptsturmführer. »(20)

Après la Libération de la France, Barbie parvient, blessé, à gagner la ville de Baden-Baden en Allemagne. Le 9 novembre 1944, il est promu SS-Hauptsturmführer(20). En poste à Halle, puis à Düsseldorf et à Essen, il termine la guerre à Wuppertal. 

A la fin de la guerre débute pour Klaus Barbie une longue cavale de plusieurs décennies :

Recherché par les Alliés comme criminel de guerre, Klaus Barbie figure sur deux listes : à Londres, celle de la Commission des crimes de guerre des Nations unies (UNWCC : United Nations War Crimes Commission), sous le no 48 et le nom de Barbier, alias Kreitz et, à Paris, celle du Registre central des criminels de guerre et des suspects pour raisons de sécurité (CROWCASS : Central Registry of Wanted War Criminals and Security Suspects), sous le no 57 et le nom de Barbie/Barbier/Barby/von Barbier/Klein/Kleitz/Mayer. L’ancien patron de la Gestapo de Lyon se fait discret, mais n’hésite pas à organiser, fin 1945, avec d’anciens SS, un réseau de résistance nazie. Cependant, en butte à l’indifférence de la population et à la répression des Alliés, ce réseau est vite infiltré et la plupart de ses membres arrêtés début 1947 (Operation Selection Board). Plusieurs fois arrêté, il réussit à cacher sa véritable identité et à s’évader.

En avril 1947, il rencontre Kurt Merk, ancien officier de l’Abwehr en poste à Dijon pendant la guerre, avec lequel il avait travaillé lorsqu’il était lui-même en poste à Lyon. Kurt Merk lui propose d’entrer dans le réseau Peterson qu’il commande et qui est entièrement financé par le CIC(21). Par deux fois des agents français demandent à parler avec Klaus Barbie au sujet de l’affaire René Hardy, mais le CIC(21) cache sa présence, pensant que c’est en fait pour l’arrêter. Dabringhaus ne prend conscience que Barbie est un criminel qu’après plusieurs mois, informé par Kurt Merk. Début 1948, il en fait part à sa hiérarchie qui préfère continuer à utiliser Barbie. À partir de ce moment-là, la France commence à réclamer l’extradition de Klaus Barbie. 

Le Counter Intelligence Corps(21) donne trois raisons pour expliquer la protection qui lui est accordée : d’abord que son aide est vraiment précieuse au moment de la Guerre Froide, ensuite, que ses « prétendus crimes » contre la Résistance étaient des actes de guerre, que les Français recherchent davantage la vengeance que la justice, enfin qu’enfin on ne peut plus faire confiance à une France submergée par les Communistes qui veulent en fait interroger Barbie sur la pénétration américaine du parti communiste allemand et des services secrets français. Le CIC est vivement intéressé par l’expérience que Barbie a acquise en France contre la Résistance communiste, surtout afin d’obtenir des informations sur la pénétration communiste des services secrets français, sur les activités du Parti communiste français en France, dans l’armée française et la zone française en Allemagne, ainsi que sur celle des services secrets français dans la zone américaine. Poursuivi notamment dans le cadre des deux procès intentés à René Hardy, suspecté d’avoir trahi Jean Moulin, le tribunal militaire de Lyon condamne Klaus Barbie à la peine capitale par contumace(22) le 16 mai 1947 et le 25 novembre 1954.

Barbie, accusé de vol par la police allemande, est exfiltré en 1951 vers l’Argentine avec le concours des services secrets américains (CIA) et de Krunoslav Draganović, prêtre catholique jouant un rôle majeur dans l’exfiltration d’anciens nazis. Sous la fausse identité de « Klaus Altmann », il s’installe en Bolivie, obtient la nationalité bolivienne et dirige une entreprise d’exploitation du bois.  De 1966 à 1971, il est à la tête de la Transmarìtima Boliviana, première compagnie maritime du pays (qui n’a pourtant pas de frontière maritime !) et qui s’adonne au trafic d’armes et de drogues au profit des dictatures militaires d’Amérique du Sud. Fort de son expérience, il collabore activement à partir de 1964 avec l’armée bolivienne, donnant de précieux conseils pour la recherche et la torture des opposants. De 1965 à 1967, jusqu’à la mort de Che Guevara dans la jungle bolivienne, il semble qu’il soit de nouveau au service de la CIA. En 1971, il soutient le coup d’État du colonel Hugo Banzer et, pour conforter son régime, Barbie crée une organisation paramilitaire d’extrême-droite : « Les fiancés de la mort ». Après la faillite de sa société, il s’installe au Pérou. Néanmoins lorsque Beate Klarsfeld, militante allemande anti-nazi majeure de l’après guerre traque avec son mari, avocat, les principaux chefs nazis, Klaus Altmann est dans l’obligation de regagner la Bolivie de peur d’être démasqué. C’est le début d’une longue traque.

En effet, dès 1961 une enquête de la police allemande, alimentée par les archives de la VVN(23), détermine que Barbie s’est réfugié en Bolivie. Il est démasqué par les autorités allemandes en 1969 lorsque sa fille demande un visa pour l’Allemagne. Toutefois, face aux difficultés administratives, l’affaire est sur le point d’être classée quand les protestations de Beate Klarsfeld viennent la relancer : le 1eroctobre 1971, non sans mal, elle obtient, du Procureur allemand Manfred Ludolph la reprise de l’instruction ouverte en 1960 par le parquet de Munich contre l’ex-SS-HauptsturmführerBarbie. D’après l’historien Peter Hammerschmidt, Klaus Barbie aurait même travaillé pour le Service fédéral de renseignements de la République fédérale d’Allemagne entre 1966 et 1967, sous le nom de code Adler.

Le procureur remet à Beate Klarsfeld deux photos de Barbie, dont l’une prise en 1968 à La Paz avec un homme qui lui ressemble fortement autour d’un groupe d’homme d’affaires. En décembre 1971, les Klarsfeld obtiennent d’Allemands établis en Bolivie l’adresse et le faux nom des Barbie installés à Lima. La photo paraît dans la presse, si bien que les autorités péruviennes demandent aux Barbie de partir, ne voulant pas risquer de refuser à la France son extradition. Le 19 janvier 1972, le journal L’Aurorepublie un article retentissant : « L’ex-nazi Klaus Barbie vient de se réfugier au Pérou après un long séjour en Bolivie. La France va-t-elle le réclamer ? » Le dossier des Klarsfeld monté contre Barbie est désormais médiatisé.

Le journaliste Ladislas de Hoyos parvint à l’interviewer les 3 et 4 février 1972, en Bolivie. Lors de ses entrevues avec le soi-disant Klaus Altmann, le journaliste permettra de le confondre en lui présentant des photos de l’ancien officier et en récupérant ses empreintes digitales apposées sur ces documents, notamment. Le reportage a ensuite été diffusé à la télévision française. C’est lors de cette diffusion que Klaus Barbie est reconnu par Simone Lagrange qu’il avait torturée en 1944.

Klaus Barbie, personnage important en Bolivie, est protégé par le régime Banzer jusqu’à sa chute en 1978, puis, après le coup d’État de 1980, par le nouveau régime dans lequel Barbie est nommé colonel honoraire des services de renseignements. Cependant, le gouvernement américain contraint le Président bolivien à démissionner l’année suivante. Avec le retour des centurions dans leurs casernes, l’étau se resserre sur Barbie. Dans Le Mondedu 21 février 1979, l’ancien Président Hernan Siles Zuazo qui sera élu pour un nouveau mandat de 1982 à 1985, déclare déjà sans ambages : « Évidemment, un gouvernement démocratique ne peut pas protéger un criminel comme Barbie. Nous luttons contre le fascisme local et contre tout fascisme d’où qu’il vienne ».

A la suite d’accords d’échanges entre la France et la Bolivie, Klaus Barbie est arrêté pour dettes mais en réalité pour être expulsé vers la France le 5 février 1983. Fait symbolique, il est incarcéré pendant une semaine à la prison Montluc où, durant ses fonctions de chef de la Gestapo lyonnaise, il avait emprisonné, torturé et tué des juifs, des résistants et des otages.

Son procès devant la Cour d’Assises du Rhône débute le 11 mai 1987, dans la salle des Pas-perdus du Palais de Justice de Lyon. Le président du tribunal, André Cerdini, décide de ne pas faire comparaître Barbie dans une cage de verre blindée, estimant que l’accusé n’a pas à bénéficier d’une telle protection. L’accusation est menée par Pierre Truche, assisté de Jean-Olivier Viout. Sa défense est assurée par l’avocat Jacques Vergès ainsi que par Jean-Martin Mbemba(24) et par Nabil Bouaita(25). Face à Barbie, 39 avocats représentent plus d’une centaine personnes en tant que parties civiles composées d’anciens déportés rescapés, d’anciens résistants également déportés. Sabine Zlatin directrice de la « Colonie des enfants réfugiés d’Izieu » dont les 44 enfants et 7 éducateurs ont été raflés sous ordres de Barbie se porte également partie civile et fait un témoignage bouleversant. 

Au troisième jour du procès quand commencent les dépositions de ses victimes, Barbie, fuyant la confrontation, se lève et lit une brève déclaration. Il annonce son intention de ne plus comparaître aux audiences comme l’y autorise le droit français, au motif de l’illégalité de sa détention. Le 4 juillet 1987, au terme de neuf semaines de procès et après six heures et demie de délibération, la Cour d’Assises du Rhône reconnaît Klaus Barbie coupable de dix-sept crimes contre l’humanité et le condamne à la prison à perpétuité « pour la déportation de centaines de Juifs de France et notamment pour l’arrestation, le 6 avril 1944, de 44 enfants juifs et de 7 adultes à la maison d’enfants d’Izieu et leur déportation à Auschwitz. ». C’est la première fois que ce chef d’accusation est retenu en France. Ce procès a fait l’objet d’un enregistrement vidéo mené entre autres par le journaliste Ladislas de Hoyos qui l’avait interviewé en 1972, soit quinze ans auparavant, en Bolivie. On notera que l’arrestation et la torture de Jean Moulin ne feront pas partie des chefs d’accusation de ce procès, ne constituant pas un crime contre l’humanité et les faits étant prescrits. On ne sait toujours pas à ce jour qui a trahi Jean Moulin, Barbie était le seul à connaître la vérité et n’a jamais été clair dans ses réponses  …

Klaus Barbie s’éteint le 25 septembre 1991 à la prison Saint-Joseph de Lyon à près de 78 ans, des suites d’un cancer du sang et de la prostate.

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  1. Aujourd’hui, quartier de la ville de Bonn
  2. Baccalauréat
  3. Jeunesses Hitlériennes
  4. Service de sécurité du parti Nazi
  5. Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, parti Nazi, parti national-socialiste
  6. Sous -lieutenant SS
  7. police de sécurité — État — et service de sécurité — parti nazi
  8.   Renseignements à l’étranger
  9. Lieutenant-SS
  10. Croix de Fer de seconde classe 
  11. lutte contre les résistants, les communistes, les juifs…
  12. Geheime Staatspolizeisignifiant « Police secrète d’État »
  13. Ministère des Affaires Etrangères du Reich de 1938 à 1945
  14. Camp de transit
  15.   Camp d’extermination : « la solution finale »
  16. Union générale des Israélites de France
  17.   A lire également sur mon blog : « Sabine Zlatin, qui était la Dame d’Izieu « 
  18. Lieutenant-colonel SS
  19. Commandant-SS
  20. Capitaine SS
  21. Counter Intelligence Corps, US Army
  22. en son absence
  23. L’Associationdes persécutés du régime nazi – Confédération des antifascistes, en Allemand : Vereinigung der Verfolgten des Naziregimes – Bund der Antifaschistinnen und Antifaschisten 
  24. Avocat congolais
  25. Avocat algérien

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